Le Berliet ER 100: le second souffle du trolleybus français
( certaines images signalées par ce logo peuvent être agrandies en cliquant dessus)
Mes plus vifs remerciements à Marc Bargier et à Hans Pennors (AMITRAM) pour les photos et la documentation sur l'ER 100.
Le déclin : En 1964, la société Vétra, faute de commandes commence à sérieusement battre de l'aile; en 1966, elle dépose son bilan et ferme ses portes définitivement.
Les compagnies de transports urbains qui exploitent encore des lignes de trolleybus essaient vaille que vaille de faire tenir le matériel. Par chance, il est d'une exceptionnelle robustesse et les moteurs électriques sont quasiment increvables.
Cepndant, à force, les carrosseries et les équipements intérieurs se dégradent et l'aspect devient obsolète.
Un jour, après avoir été de multiples fois réparés voire modernisés totalement comme ce fut le cas pour les CB 60 de Limoges, les VBR de Toulon, les VBH-85 de Lyon, l'heure de la réforme arrive...Il faut renouveler le parc et par malheur il n'y a plus personne, en France du moins, car à l'étranger de grands constructeurs existent notamment en Suisse et dans les pays de l'Est ( Skoda, Ziu, Jelcz, Nordtroll...)
En octobre 1973, le choc pétrolier, le prix du gazole flambe ( sans jeu de mot !) et il reste encore 5 réseaux fidèles à ce mode de propulsion. Ils décident de réagir. Pour certains réseaux, c'est déjà trop tard : le 20 février à Toulon, le dernier trolleybus rentre au dépôt de Brunet.
Pour d'autres, ce fut encore plus tôt : Brest, Nice, Rouen et le Havre : 1970; Belfort: 1972...
Le trolleybus français renaît de ses cendres : Le trolleybus français standard ER 100 est un superbe véhicule aux lignes résolument modernes qui tranchent complètement avec les vieux Vétra dont le design remonte aux années d'avant-guerre; le premier exemplaire sort en 1976.
| Le renouveau : Les dirigeants des réseaux de Lyon, Grenoble et St-Étienne entreprennent de définir les caractéristiques techniques et économiques d'un nouveau trolleybus français. Une commission est créée en en 1974 au sein de l'Union des Transports Publics pour étudier le cahier des charges du nouveau véhicule et tout cela aboutit en décembre 1975 sur une commande groupée de 185 véhicules du type ER-100 et réalisés sur la base de l'autobus PR-100 construit à Vénissieux depuis 1971.
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En effet, dès la sortie de cet autobus, le succès avait été immédiat grâce à ses aspects très novateurs. L'ER-100 est vraiment un autobus électrifié comme le furent déjà de leur temps l'ELR, le VA3-B2 ou le VBH-85 de Vétra tous fabriqués avec caisses et châssis d'autobus Berliet. |
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Photos Hans Pennors AMITRAM -Ci-dessus et ci-contre, l'ER 100 N° 479 ex SEMITAG (réseau de Grenoble) réceptionné le 15.12.1978 et mis en service le 26.02.1979. Il fait partie de la 2ème série : N° 721 à 750. D'octobre 1988 à septembre 1992, 35 Berliet ER 100 subissent une Remise à Niveau Technique (rénovation complète et aménagements de type PR 100.2) |
| Le 749 sort d’une R.N.T. de 1400 heures, assurée par les ateliers du dépôt d’Eybens, le 28 août 1990. Nouvelle capacité : 99 places (29 assises, 70 debouts); Série réformée officiellement le 24 juin 1999. Il a été récupéré le 23 mai 2000 par l'AMITRAM et déchargé au dépôt Lavoisier le lendemain. |
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| Photo : Marc Bargier - Ci-contre l'ER 100 N° 201 photographié en 1979 à Marseille; il arbore encore la marque Berliet.
Il a belle allure sous ses couleurs bleues et blanches, celles-là mêmes qui figurent sur le blason de la cité phocéenne. Il s'agit ici de la première livrée, plus tard les couleurs furent réparties différemment avec une caisse presqu'entièrement blanche où le bleu n'apparaît que sous la forme d'une découpe verticale partant des roues avant et montant jusqu'au toit. |
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| La RTM a acquis 48 véhicules de ce type en 1980, ils ont été retirés définitivement du service le 26 juin 2004, suite à la décision d'abandonner le trolleybus. |
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Photo : Marc Bargier - Ci-contre l'ER 100 N° 207 photographié en septembre 1989 à Marseille, au dépôt des Catalans; il arbore désormais le losange de Renault, la marque Berliet ayant été absorbée par Renault Véhicules Industriels en 1980. Flop à l'exportation : L'ER-100 ne réussit pas sa percée à l'étranger, aucun ne fut exporté. Cependant, une fois réformés en France, beaucoup se retrouvèrent en Roumanie, Pologne, et même en Russie. |
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Photo : Marc Bargier - Ci-contre l'ER 100 N° 219 photographié en mars 1988 à Marseille.
Ce trolleybus a équipé Lyon : 136 exemplaires sur les 324 produits; Grenoble (50 ex), St-Étienne (25 ex) puis Marseille (48 ex) et Limoges (15 ex) |
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En 1982, l'ER 100 donna naissance aux seuls véhicules articulés de conception française, les PR 180 et PER-180 longs de 17, 490 m. Le PER 180 produit à seulement 64 exemplaires, circula notamment sur les réseaux de Nancy, St-Étienne et Grenoble. |
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Caractéristiques principales du type ER-100 produit à 324 exemplaires de 1976 à 1989
( attention ! Au cours des différentes séries, certaines caractéristiques ont pu changer )
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Places assises |
27 à 33 |
Longueur hors-tout |
11, 522 m |
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Places debout |
63 à 70 |
Largeur hors-tout |
2,500 m |
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Total passagers |
99 à 102 |
Hauteur pavillon |
3,380 m |
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Disposition des portes |
1 porte à 2 vantaux à l'avant |
1 porte à 2 vantaux au milieu |
parfois en version 3 portes |
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Fabrication |
Berliet sur base autobus PR 100 puis Renault après le rachat de Berliet. |
Empattement |
5,60 m |
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1er exemplaire mis en circulation |
N°série 12 R 01 à Grenoble N° de parc 700 1976/ réformé en 1986 |
Dernier exemplaire mis en circulation |
N°série 324 à Limoges N° de parc 440 / mis en service le 27/04/1989 |
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Montage équipements électriques |
C.I.M.T (Marly-lez-Valenciennes -59) suite à l'arrêt des usines Sovel de Lyon en 1977. |
Restylage face avant |
A Lyon, plusieurs dizaines d'ER 100 reçoivent des avants de PR 112 réalisés par la SAFRA d'Albi. |
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Moteur - Equipements électriques |
Type compound Alsthom ou TCO (Traction CEM-Oerlikon) type 4 ELG 2330 T |
Porte-à-faux avant |
2,610 m environ |
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Puissance |
172 Kw / h soit 235 ch |
Voie avant |
? |
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Nombre de tours /mn |
4150 t/mn |
Voie arrière |
? |
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Vitesse maximum économique |
60 km/ h sur moteur électrique et 43 km/h sur moteur auxiliaire diesel |
Poids à vide |
9,950 t / 10, 860 t |
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Démarrage en côte |
Peut démarrer sur une rampe de 13 % |
P.T.C |
18,000 t |
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Moteur auxiliaire : groupe d'autonomie (1) |
Diesel Deutz 3 cyl.Type KHD F 3 L 912 refroidi par 1 turbine à air; puissance 58 CV ou 43 KW/h |
Porte-à-faux arrière |
3,000 m environ |
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Génératrice |
Société Électro-Navale (Nantes) type C-200-MC de 30 kw alimentant le moteur de traction sous 300 volts en courant continu. |
Perches à abaissement automatique lors du passage en mode autonome. |
de 1985 à 1987, 30 véhicules furent équipés du système Delachaux ( brevet TCL Lyon) permettant au conducteur de commander depuis son poste de conduite l'abaissement des perches par un système de vérins pneumatiques |
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Pneus |
? |
Direction |
A vis et écrou avec assistance hydraulique |
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Autre type |
Type ER-100-H pour hacheur ( hacheur de courant) |
Freinage |
Triple système de freinage : mécanique, de service, de secours et de stationnement. Freinage par récupération rhéostatique et pneumatique conjugués. |
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(1) certains en furent dépourvus, les 25 exemplaires de St-Étienne par exemple. |
Exportation |
L'ER-100 ne réussit pas sa percée à l'étranger, aucun ne fut exporté. |
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Documentation : Charge Utile N° 97 de janvier 2001: article de Joël Darmagnac / Fiches techniques communiquée par Hans Pennors de l' AMITRAM une dynamique association basée à Marquette Lez Lille ( Nord) qui fait rouler régulièrement des tramways sur 2 kms de ligne et possède environ 70 véhicules issus des transports urbains (Tramways, bus, trolleybus, camions...) |
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© Roland Le Corff 2003 - créée le 22/5/2003 -Version du 05/12/2004 |