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Les cinémas de Toulon, c'est parti pour un grand saut nostalgique dans le passé!
Les cinémas autour du boulevard de Strasbourg :
Boulevard de Strasbourg : il y'avait ( en se plaçant dans le sens est-ouest c'est-à-dire de Noël Blache vers La place de la Liberté)
sur le côté droit du boulevard, le Cinact puis le Paris et enfin le Casino; ces 3 cinémas étaient tous trois situés entre l'avenue Colbert et la place de la Liberté. Les cinémas Casino et Paris, étaient séparés d'environ une vingtaine de mètres sur le même côté.
Sur la photo ci-dessus ( cliquer dessus pour l'agrandir et élargir le champ), on voit distinctement le Casino avec sa grande enseigne verticale sur le pignon du bâtiment puis le Kursall qui allait devenir le Paris. La photo doit dater d'environ 1955, les fils du trolleybus tissent leur toile dans le ciel ( C'est l'aiguillage vers la rue Henri Pastoureau). Le Casino possédait 1400 fauteuils avec balcon, c'était comme son nom l'indique, un ancien casino de jeux et théâtre datant de 1885 où l'on jouait au début du siècle, le vaudeville, l'opérette, le grand opéra puis le music hall de boulevard. Ce fut un établissement de grand renom qui accueillit de nombreuses vedettes d'antan avant de devenir un cinéma.
Christian R. nous rappelle un souvenir à propos du Casino et du Cinact :"Le Casino : Le grand père y fut contrôleur de billets et j'ai pu ainsi y entrer gratuitement de 1960 à 1963 et y ai vu des films 3 ou 4 fois (Le jour le plus long, Marry Poppins, Rio Bravo etc.). Il y avait aussi le Cinact,remplacé maintenant par MacDo. Ce cinéma proposait des séances le dimanche matin à 1F50 et j'y allais régulièrement au lieu d'aller à la messe, ce qui n'était pas grave car, étant chez les maristes, j'avais déjà ma messe hebdomadaire ! "
Le dimanche, nous débarquions au Casino et nous installions au deuxième balcon, abandonnant aux gens riches le parterre et le premier balcon. Nous prenions place en braillant comme des ânes, pour effrayer les "gens bien" en-dessous de nous, une chanson stupide dont j'ai encore les paroles en tête :
Hey ! Babouliba !
Tassoulafoumapipa !
Ce n'est que récemment que j'ai compris le sens de la seconde partie de cette comptine express. Ce qui ne la rend pas moins stupide ! Mais nous avions entre 13 et 15 ans. Si les morpions de cet âge-là se mettaient à être intelligent, ce serait très très inquiétant. Après ce chant de guerre visant à prévenir les tenants de l'ordre établi que nous ne comptions pas tout à fait pour rien, nous assistons à la projection de Godzilla, du Pont de la rivière Kwaï, ou encore du premier Jerry Lewis; j'en ai encore mal aux côtes !
Je suis retourné à Toulon voilà peu. La ligne d'immeubles entre la rue des Cordeliers et la rue Courbet a été abattue et, en effet, le cinéma Casino n'existe plus. C'était il y a longtemps tout ça, mais c'est agréable d'en reparler (W.B)
"Une précision sur le Cin'Act...ce cinéma a connu une destinée inverse de celle du Rex, c'est à dire qu'il a commencé par diffuser des films plus ou moins coquins, voire carrément X, puis ils se sont mis à diffuser des films "normaux". Je me souviens y être allé plusieurs fois au début des années 80, mais ce n'était pas des films très grand public. Je me souviens aussi, que souvent, en fin d'année, était organisé le "Festival de l'épouvante", avec des lettres bien sanglantes en façade et des projections de films de la Hammer avec Christopher Lee, Vincent Price, Peter Cushing, etc..."(source Ph.Vial)
Toujours du côté droit du boulevard, le Club (art et essai) était une salle de 350 fauteuils, située en face du Lycée Peiresc. Il voisinait avec une librairie-papeterie qui devait être "Charlemagne". Ce cinéma fut classé "Art et essai" par la 1ère commission de classement le 9 janvier 1962. Son hall d'entrée était des plus modestes, rien à voir avec les géants luxueux tels que le Paris ou le Casino. Plus tard, je crois me rappeler que le Club devint un club discothèque.
Sur le côté gauche du boulevard se tenait le Strasbourg (qui s'appelait précédemment le Vox, je ne l'ai personnellement jamais connu sous ce nom) , il était situé à peu près en face du cinéma le Paris. Il a été remplacé par un fast-food chinois, le China Fast-Food situé au N°17 du boulevard de Strasbourg. Il était équipé de 700 fauteuils.
"Les cinémas Le Paris et Le Strasbourg ont fermé à la fin des années 70, après s'être cantonnés pendant 2 ou 3 ans à la programmation de gros navets comico-militaires italiens du genre La toubib aux grandes manoeuvres (avec la pulpeuse Edwige Fenech) ou Vive la quille (source Ph.Vial)"
Le Mirabeau se situait au N°3 de la rue d'Antrechaus, première rue à droite en montant après le lycée Rouviére; c'était un petit cinéma qui ne passait que des films anciens (comme un cinéma de quartier); plus tard dans la années 60, il devint le Grillon en 1966. C'était un petit cinéma de 200 fauteuils. On en trouve encore trace vers 1967-1968.
Raymond Casile se souvient : "Quant au Mirabeau, situé rue d’Entrechaus, c’était le seul ciné qui ne possédait pas une véritable issue de secours. Le propriétaire avait fait ouvrir une porte qui donnait sur le couloir de l’immeuble d’habitation. Ainsi, il suffisait d’acheter un ticket pour une personne qui allait, dans l’obscurité, déverrouiller la porte de l’intérieur, pour permettre l’accès à tous ses copains ! J’avoue avoir utilisé et/ou bénéficié de ce procédé."
"Au début des années 80, a existé aussi un cinéma multi (petites) salles, appelé "Utopia", situé sur le Bd de Strasbourg, un peu avant la bibliothèque municipale, aux environs du jardin de la ville ( Il se spécialisait dans des films un peu anciens, mais il n'a tenu que quelques années) (source Ph.Vial)"
Les autres cinémas du centre ville :
Place de la liberté, était implanté le superbe Gaumont Palace. Il était au rez-de-chaussée de l'immeuble situé à gauche de l'entrée du Grand Hôtel. Il était flanquée sur sa gauche par le magasin Photo Liberté (optique-photo-ciné-son). Il devint plus tard multisalles et fut alors surmonté d'une inscription "les 4 Gaumont". Il se nommera plus tard Gaumont-Liberté puis Pathé-Liberté. C'était avec le Fémina l'un des plus anciens cinémas de Toulon. A sa création en 1910, il se nommait (déjà !) Pathé frères ( source site TPM Vistoria)
Voici ce qu'en dit Jacques Visconti : "L'ancien Gaumont (celui d'avant guerre) s'appelait en fait le Gaumont Eden; il était situé (avant sa destruction par les bombardements de la 2ème guerre mondiale), place de la Liberté. Il nétait pas au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation car en fait, il n'avait rien au-dessus de lui. Ce cinéma était situé rue Revel et faisait le coin avec la place de la Liberté, son entrée donnait sur la place de la Liberté. D'après un de ses amis qui habitait le quartier, une bombe serait tombée sur le mess des officiers de l'Armée de Terre (îlot délimité par l'avenue Vauban, la rue Revel, la place de la Liberté et le boulevard Général Leclerc),le détruisant ainsi que le bâtiment du Gaumont qui lui faisait face, rue Revel.
Raymond Casile rajoute ces précisions :"Il existait aussi avant la guerre, une salle située place de la Liberté (à l’emplacement de l’agence de voyage Gaillard) qui s’appelait l’Eden. Elle a été détruite par un bombardement et les décombres furent longtemps un lieu de jeux pour les enfants (dont je faisais partie)" Il s'agit bien de l'ancien Gaumont dont parle Jacques Visconti au chapitre précédent car l'agence de voyages Gaillard se trouve au 17 place de la Liberté tout près de la rue Revel.
Un immeuble d'habitation "moderne" construit dans les années 50 a été bâti à cet emplacement et le Gaumont a été réinstallé à l'emplacement actuel que nous lui connaissons tous.
Le Gaumont "actuel" créé vers la fin des années 50, était considéré comme le plus grand et le plus beau des cinémas toulonnais.Les travaux ont commencé lorsque que la Marine qui s'était installée à la libération de Toulon dans le Grand Hôtel pour y établir la Préfecture Maritime, l'a rendu au secteur civil. (la nouvelle Préfecture Maritime fut construite au bout du quai Cronstadt pour remplacer l'ancienne Préfecture détruite par les bombardements américains et qui était alors située Place d'Armes ) Je n'ai pas en mémoire la date exacte de l'ouverture du Gaumont mais je me rappelle sans aucun doute que le film "Le tour du monde en 80 jours" était sorti sur l'écran du Gaumont. Or ce film est sorti en France le 15 mai 1957. Je ne me rappelle pas si c'était le film inaugural de la salle, au pire c'était l'un des tous premiers." Il était équipé de 1370 fauteuils.
Rue Victor Clappier, dans le prolongement de la rue du Gaumont, se situait le Fémina, transformé en multisalles dans les années 70 et qui dans les années 60, donnait des séances à 1F puis 1 F50. C'était un cinéma considéré comme bon marché. Le Fémina est sûrement le plus ancien cinéma de Toulon puisqu'il fut créé en 1904 ( source site TPM Vistoria). Il était doté de 1450 fauteuils avec une trés grande scène pouvant accueillir des spectacles et attractions. La société exploitante a été dissoute le 22 décembre 1992.
Rue Jean Jaurés au N°290, dans la rue en dessous de la grande poste, il y' avait le Rex ( une belle salle de 900 fauteuils) qui a fermé également et qui a été transformé en restaurant : "Blanc, le bistro"
Philippe Vial raconte : "Le Rex (rue Jean Jaurès) était tenu par un ami de ma mère qui dirigeait aussi deux autres cinémas à Toulon, dont le Gaumont à une époque. Le Rex a longtemps diffusé des films "normaux", mais lorsque cet ami a quitté la gestion de cette salle au milieu des années 80, elle a été transformée en ciné X ( source Ph.Vial)"
Juste à à côté de la grande poste mais dans la rue au-dessus, on trouve encore le Royal situé au N°2, rue Docteur Jean Bertholet. Cet excellent cinéma de 620 fauteuils survit encore de nos jours pour le plus grand bonheur des cinéphiles. Né dans les années 30 au rez-de-chaussée et au sous-sol d’un immeuble art-déco, c’est le plus vieux cinéma de Toulon. Cinéma de quartier jusque dans les années 70, les 20 dernières années ont connu des gérances difficiles, dont la période porno fut représentative. Il a vivoté dans les années 80 et rouvert en 1993 dans des conditions difficiles : salles vétustes, voir délabrées. La salle unique est devenu un complexe à 3 salles sous la direction de Christian Braschi, ancien projectionniste de cet établissement.
Le Ciné Liberté, situé 47 boulevard Maréchal Leclerc intégré au cœur du Palais Liberté, est le plus récent de tous; il a été inauguré le 10 septembre 2003 et comporte 9 salles pouvant accueillir 1610 spectateurs.; je le cite seulement à titre d'information car bien sûr il ne faisait pas partie du paysage à l'époque qui nous intéresse. Il existait également le Pathé Liberté, auparavant situé 4, place de la Liberté (voir § sur l'ancien Gaumont). Ce complexe disposait de 6 salles et 1290 fauteuils. Les locaux du Pathé Liberté ont été rachetés par la ville de Toulon qui souhaite en faire un théâtre mais qui pour le moment dispose seulement d'une belle affiche d'annonce qui petit à petit jaunit au soleil.
L'ouverture des 9 salles du nouveau Ciné Liberté vient enrichir l'offre du multiplexe Pathé Grand Ciel ( situé en périphérie de Toulon). Au total, 21 salles EuroPalaces sont à la disposition des amateurs de cinéma sur l'agglomération toulonnaise.
Le Raimu avec ses 3 salles, était situé au N°1 de la rue François Fabié, il a cessé son activité et a été démoli en 2007 pour installer derrière son emplacement, le puits d'attaque central dans le cadre du creusement du 2ème tunnel de Toulon. C'était un beau cinéma de 500 fauteuils qui permettait de passer des films en cinémascope 70 mm sur écran géant (procédé Todd AO) . La société exploitante a été liquidée le 15 juin 2004 et radiée le 26 juin 2007.
l'Ariel avec ses 6 salles, était situé juste en face, de l'autre côté de la rue au N°6; il fut inauguré en 1974. Ayant survécu au Raimu, il vient à son tour de fermer définitivement, le 14 juillet 2010 après 36 ans de bons et loyaux services. Un article paru sur le site Internet de Var Matin publié en date du 29 juillet 2010, évoque cette fermeture et la nostalgie de ceux qui le fréquentèrent.
L'immeuble du cinéma l'Ariel rebaptisé le Majestic, serait ensuite aménagé en bureaux ( 3000 mètres carrés).
Cinémas à nanars ! Deux petits cinémas se distinguaient par leur programmation particulièrement riche en nanars ( les navets); il y'avait le Pax et le Lafayette. On y projetait des films de série B, des westerns spaghettis ( ah la série des Sabata avec Lee Van Cleef, la longue série des Ringo, Django...) , des films de kung-fu puis sur leur fin, des pornos. Ils ont fermé depuis longtemps mais certaines façades étaient toujours là en 2003.
Plus excentré, en face de la place d'Armes, au N°16 rue Anatole France, il y' avait le Pax, un petit cinéma de 300 fauteuils qui passait à la fin de sa carrière, des films coquins ( dont les œuvres immortelles de Max Pécas) , à la fin, il s'était orienté exclusivement dans les films pornographiques, les fameux films classés "X". La société exploitante a été liquidée le 11 mai 1998. Le Pax avait commencé par être un cinéma familial tout à fait convenable où l'on passait des Tarzan avec le fameux Johnny Weissmuller à qui succéda Lex Barker.
Rue des Marchands ( rue Henri Seillon de nos jours, c'est-à-dire la rue parallèle à la rue de la République, juste derrière l'hôtel de ville) on trouvait le Caméo, un petit cinéma minable qui avait un spectacle de strip-tease à l'entracte. Il a du disparaître à la fin des années 50 ou au début des années 60 ( je ne l'ai évidemment jamais connu) Les bachis des matelots volaient jusqu'au plafond pendant l'effeuillage de la strip-teaseuse qui opérait à l'entracte. (voir la page consacrée au Cameo et au Lafayette)
De nos jours, c'est la Librairie de la Nerthe qui a pris la place du cinéma Lafayette; elle a été ouverte le 9 juin 2006 et inaugurée le 30 juin 2006.
Les cinémas de quartier :
Au Mourillon, 10, rue Orvès près du boulevard Bazeilles se tenait le vénérable cinéma, le Comédia ( parfois orthographié Comœdia) qui avait été très abimé par le bombardement du 24 septembre 1943; un témoin se souvient que cette semaine-là, il y'avait au programme "Le monde tremblera" (2). Il revoit encore l'affiche qui pendait le long du mur éventré. Il était équipé de 650 fauteuils avec une grande scéne.
Dans les années 80, au Comédia, Eddy Mitchell est venu y enregistrer une de ses fameuses "Dernières séances" et avait été particulièrement bien accueilli, à tel point qu'il avait envisagé de revenir, ce que hélas, il n'a pas pu refaire (Source Ph.Vial)En allant vers le pont de St-Jean en direction de la Valette, le cinéma de Sainte-Catherine s'appelait le Trianon; il était au N° 56 de de l'avenue François Cuzin qui fait le coin avec la place Jean Mermoz ,en face de l'ancien garage Renault ( qui était situé au N° 45) là ou se trouve maintenant le laboratoire d'analyses médicales du Dr Armand Febbraio. Il possédait une très vaste salle pour un total de 800 fauteuils.
Il y'avait ensuite l'Odéon à St-Jean -du-Var. Il était situé au N° 140 boulevard du Maréchal Joffre, il possédait 487 fauteuils. Il a vraisemblablement fermé vers 1965 ou 66. Jacques Visconti précise que ses grands parents habitaient exactement en face, dans le sens Toulon-La Valette, L'Odéon était situé immédiatement aprés l'embranchement pour le Pont du Suve via la Barentine et la Palasse, sur le côté droit de l'Avenue Mal Joffre,quelques dizaines de mètres avant le pont du Chemin de fer. C'était l'archétype du cinéma de quartier.
Il a existé d'autres cinémas : l'Eldorado, le Variétés, le Régina, le Mogador, le Grillon ( voir le Mirabeau) , le Jeunesse et Famille et enfin le Cinéma des Jeunes. Les noms de ces deux derniers cinémas bien que proches, correspondent bien à deux établissements différents qui apparaissent encore aux programmes des spectacles de la ville au milieu des années 60. Concernant l'Eldorado, le Regina, le Variétés et le Mogador je peux simplement affirmer qu'ils existaient encore en 1966 (Source Michaël Benture)
Le cinéma Variétés était situé quartier Saint-Roch, en montant vers Valbourdin, un peu au-dessus de la place Sadi Carnot au N° 4 rue Guillaume Ponteil. Il possédait 430 fauteuils. A proximité, se trouvait a fameuse clinique toulonnaise Malartic (aujourd'hui déplacée sur Ollioules.) Il est devenu un théâtre : Le Poquelin ( en hommage à Molière bien sûr). Il paraît qu'il a actuellement une trés bonne activité.
et pour finir:
Je ne résiste pas au plaisir d'évoquer un minuscule cinéma de quartier, peut-être même un cinéma paroissial : le Robinson, situé à Aguillon ( rue Gay-Lussac) que j'ai eu le plaisir de fréquenter dans ma petite enfance. J'en garde le souvenir de quelques Charlot et autres Laurel et Hardy. Je me demande bien s'il existe encore un seul Toulonnais qui se rappelle de ce petit cinéma de 200 fauteuils.
"Qui se souvient de cette curiosité : le "Drive In ciné" cinéma en plein air, près de La Farlède, dont on pouvait voir l'écran géant depuis l'autoroute qui mène à Nice. Comme aux USA, on pouvait aller y voir des films sans sortir de sa voiture, mais avec une qualité sonore plus que minable...Mais ce qui était amusant, c'était de voir la file de voitures arrêtées le long de l'autoroute le vendredi soir vers minuit, car à cette heure là, on pouvait y voir des films X. Des associations ont ensuite demandé l'arrêt de ces films (il est certain que cela faisait curieux de voir de telles images projetées au vu de tout le monde...) puis avec l'arrivée des grandes salles et du son stéréo, le Drive In a fermé à la fin des années 70 ( source Ph.Vial)"
Michaël Benture nous raconte que pratiquement tous ces cinémas étaient encore en activité à la fin des années 60, c'est-à-dire vers 1967-1968.
Architecture et cinéma :
Un architecte fut spécialisé dans la conception des salles de cinéma entre 1930 et 1939 : Eugène Chirié intervint dans la création ou la modification de 27 établissements. A Toulon, il est cité pour : Le Comedia (1934), Le Capitole (1939), le Cinévog (1939) ( actuellement, je n'ai pas pu trouver un seul témoin qui se rappelle de l'existence ou de l'emplacement de ce cinéma)
Si vous aussi, vous avez des souvenirs de ces cinémas toulonnais, n'hésitez pas à m'envoyer un message et si vous avez des photos, elles seront les bienvenues.
Voir les galeries des photos de cinémas de Toulon page 1 et page 2
Sources et remerciements : Un très grand merci à Jacques Visconti, Christian R., Phlippe Vial et Michaël Benture, William Bres, Raymond Casile et Alain Bouguennec, Christian Guédon, Bernard Georges, pour m'avoir fait profiter de leurs souvenirs. Les capacités en nombre de fauteuils des cinémas et la plupart des adresses, m'ont été communiquées par Michaël Benture. Un grand merci à Jacques Thuries pour la photo du Casino et du Kursall.
Eléonore Marantz-Jaën : Rives Nord-Méditerranée : http://rives.revues.org/document84.html : Architectures de cinémas. L’expérience et les réalisations d’Eugène Chirié 1930-1939 - Gilbert C. témoignage dans le cadre du Café-lecture : mémoire de Toulon : http://www.cafe-lecture.org - Librairie de la Nerthe, 17 rue Paul Landrin : http://www.alanerthe.fr/
(1) Les railles, un terme propre à Toulon qui qualifie les bandes de jeunes des quartiers populaires qui aimaient bien se faire remarquer par leur tapage et leurs bêtises; les bagarres opposaient bien entendu les railles rivales issues de différents quartiers. ( une page leur sera bientôt consacrée)
(2 Le monde tremblera : "Le monde tremblera" Film sorti en 1939 , Genre: Science fiction, tiré du livre de Charles-Robert Dumas et Roger-Francis Didelot "La machine à prédire la mort - Durée: 1h 43 Pays: France, réalisé par Richard Pottier avec: Claude Dauphin, Madeleine Sologne, Roger Duchesne, Armand Bernard, Erich von Stroheim, Raymond Aimos, Julien Carette, Henri Guisol, Robert Le Vigan, ...
L'histoire : Jean Durant, jeune savant met au point un système qui permet de connaître le moment précis de la mort de chacun. Cette connaissance produit de profonds bouleversements. Il cherche désespérément un volontaire; lorsqu'il apprend que la machine est enfin opérationnelle, il veut en faire usage....mais il ne maîtrise pas les conséquences néfastes de son invention et celle ci va jeter la perturbation dans le monde : suicides, meurtres, krach boursier, émeutes. Lors d'une confrontation avec son rival en amour l'inventeur perdra la vie à l'instant précis que sa diabolique machine avait annoncée.
Page créée le 26/08/2008 © Roland Le Corff -Version du 14/08/2010